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Désormais le souffle tiède et le front brûlant
Immobile apaisé sur cette couche blanche
Où le masque camoufle en un bruit lancinant
Visage et la douleur qu'une morphine épanche ;
Je détourne les yeux, vers les nuages blancs
Je devine en le ciel, l'oiseau virevoltant
Qui tourne et se laisse emporter par le vent
J'imagine l'enfant, qui chante et s'émerveille
Dans la joie d'un soleil où renait le printemps
Qui lui proposera ses fraises et groseilles
J'entrevois cet éveil au sens et sentiments
Des tous premiers émois, qui titillent l'abeille
Quand le temps d'une heure garnissent la corbeille
Les fleurs et Les couleurs cueillies par les amants
De la douce Cérès, qui tapissent les champs
Et me reviens l'ivresse en nos si courts dimanches
D'amoureuses danses sur le bord de l'étang
Respirant tes cheveux, là mes mains sur tes hanches
Etreintes de nos voeux sur l'assise d'un banc ;
Oh mon Dieu laisse moi sous ces nuages blancs.
Louis Engival
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