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A l'altitude étrange où coulent les glaciers
Où s'endorment les lacs pétrifiés par le vent
Je reprends le sentier qui conduit au-delà
Assez loin des vivants qui toujours me poursuivent
De leurs amas de mots intrigants et brutaux
Le souffle de la nuit bat sur mes tempes grises
Et je revois au loin ces chances disparues
Les sentiments confus, une vie trop obtuse
Les chemins égarés qui mènent aux regrets
Les muses rebelles chuchotant dans le noir
Et mes pas engourdis me portent au sommet
Je contemple du haut ces cent ans de tourments
De bonheurs ébauchés, de tant d'espoirs déçus
Avec son sourire las elle m'encourage encore
Elle avait cru en moi, enfant prodige et fort
J'arrive dans son sein me reposer enfin !
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