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Jamais hiver n’aura été si long,
D’un froid si cruel, si profond
Interminable, gelant nos âmes
Jamais hiver n’aura été si infâme
Je te disais, tout bas
« un jour, le printemps sera là,
Tes mains dans la terre
Et tu pourras renaître"
C ‘est là, tu vois
Juste à côté de toi
Un murmure de soleil
Même si plus rien n’est pareil
Tu sèmes, tu plantes
Et taille la vie, patiente
Un souffle de douceur
Apaise ton cœur
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