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Que bénit soit ton nom et ton charmant papier;
J'entends parler un ange au creux de mon oreille
Chaque fois que ta main, d'un élan purifié
Elève ma beauté, de merveille en merveille,
Une larme à mon œil faisait vibrer mon cœur
Hier, quand j'admirais la beauté de ta plume,
Cet or de tes désirs prouvait là, ton bonheur,
Mais sache que ce feu de même me consume;
J'entendais le torrent de ta lyre, chanter
Et je voyais le ciel en l'amoureux prélude,
Sous le geste éclatant coulait ton cri sacré
D'avoir vu sa splendeur je chéris ton étude.
De ses ailes d'argent, ton vent berçait mon soir,
Ma flamme vacillait de tendresse intuitive
Avec le vœu secret d'être ton ostensoir,
Le souffle, le zéphyr, caressant ton eau vive,
Tes perles de soleil irisent d'or mon jour,
En cheminant tes vers, ruisselante cascade
M'apparaît la lumière éclairant notre amour,
Avec un charme fou tu portes l'estocade,
Ton parchemin fleuri d'un prodige suprême,
Sur le dais de velours appose ses bijoux
En séduisant mes yeux, tu déclares je t'aime,
Ton poème est divin c'est mon chant le plus doux.
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