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Effroyables heures
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Je contemple il est vrai un peu d'atrocité
Sinistre vous sembliez tendrement ridicule,
Comme l'était le doigt qui marquait la pendule
Et rigoureusement tentait de l'arrêter.
Dans l'air flottait je sais un monstrueux silence
Et vous rêveusement regardiez l'heure sonnante,
J'ignorais qui des deux fut la plus émouvante
Ténébreuses lueurs qui à grand peine avancent.
Vous traversiez le temps parmi ces êtres froids,
Ces frères et soeurs du noir funestes mannequins
Assemblés l'un à l'autre dans le soir qui s'éteint,
Et où le deuil soudain dans sa gloire entrevoit ,
Le pas de la pendule où chantent rient et meurent
D'effroyables minutes et d'effroyables heures.
lemecducerclezutique
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