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Je me souviens de vous, si frêle et si menue,
C'était un soir de juin, nous courions les cafés
Pour apaiser l'ardeur de nos corps assoiffés
Par le feu d'une fièvre ardente et continue.
J'avais pourtant l'espoir, quand vous reposiez nue
Sur le tissu soyeux, vos cheveux décoiffés
Après l'apaisement de nos sens échauffés,
De pouvoir vous revoir : vous n'êtes plus venue.
N'aurai-je été pour vous que l'acte d'un désir,
Le passager fortuit d'une nuit de plaisir,
Le vertige furtif de votre jouissance ?
Moi, je dessine encor vos lèvres sous mes doigts,
J'écoute dans la nuit l'écho de votre voix,
Je caresse votre ombre et j'étreins votre absence.
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