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Evanescence

le lundi 31 octobre 2016, à 09:57. Posté par Pierre


    Je me souviens de vous, si frêle et si menue,
    C'était un soir de juin, nous courions les cafés
    Pour apaiser l'ardeur de nos corps assoiffés
    Par le feu d'une fièvre ardente et continue.

    J'avais pourtant l'espoir, quand vous reposiez nue
    Sur le tissu soyeux, vos cheveux décoiffés
    Après l'apaisement de nos sens échauffés,
    De pouvoir vous revoir : vous n'êtes plus venue.

    N'aurai-je été pour vous que l'acte d'un désir,
    Le passager fortuit d'une nuit de plaisir,
    Le vertige furtif de votre jouissance ?

    Moi, je dessine encor vos lèvres sous mes doigts,
    J'écoute dans la nuit l'écho de votre voix,
    Je caresse votre ombre et j'étreins votre absence.

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Ivydall/ worrell02 le lundi 31 octobre 2016, à 10:03
De beaux vers empreints de la nostalgie de cette absence, toujours présente.
Amicalement

Nemo le mardi 01 novembre 2016, à 10:20
Merci

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