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On dit qu’après l’hiver vient toujours le printemps ;
Je n’en suis pas certain et même pis, j’en doute !
Car je n’arrive plus à retrouver ma route :
Dans ma mémoire un trou d’un peu plus de vingt ans.
Tout ce que j’ai pu faire est perdu dans l’oubli,
Dans un gouffre insondable, une tanière obscure
Où désastreusement j’ai tenté l’aventure
Mais chaque fois le feu de ma lampe a faibli.
Venant du plus profond du monde artificiel
Que je me reconstruis, une femme m’appelle ;
Est-elle blonde ou brune ? Elle est sûrement belle
Car le chant de ses mots coule comme du miel.
Demain, demain peut-être… il faut garder l’espoir,
Et comme les marins quand le phare s’allume,
Je suivrai son fanal pour sortir de la brume,
Je rejoindrai le port et pourrai la revoir.
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