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Sur les ailes du temps
Le temps mange nos pas …
A l’avers du regard habillé de tendresse,
Le mépris sommeillait. Votre amour, Poétesse,
Ne pouvait que mourir, nos espoirs convoler en des noces de cendres,
Et le rideau descendre,
Ainsi que l’oiseau tombe, sous le poids de son ombre.
Le temps nous sauvera …
J’oublierai la brûlure insensée de vos yeux,
Comme aussi le sourire
Inondant de soleil le Faubourg Saint-Germain ; et j’oublierai le rire,
Dont le cristal brisé est mort dans le sanglot
D’un amour infini qui marchait sur les eaux.
Le temps effacera
Le fer de votre main, doucement imprimé, posée comme une fleur
Sur le dos de ma main ; les rides du bonheur
Cesseront de courir au contour de vos lèvres …
Que les amours sont brèves !
Avant qu’il ne soit jour, mon merveilleux amour, j’oublierai de t’aimer.
Le temps nous détruira, car toute chose passe
Et l’emprise félonne au sourire amical noircira ma mémoire …
Il faut qu’un tel amour, ou triomphe, ou trépasse
Dans le soupir du soir.
Mais que reste de nous, qu’une douleur insigne,
Quand le cœur a chanté le plus beau chant du cygne ?
29-30 mars 2005
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