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Réflexion sur la misère intellectuelle
La force du mépris et de l’indifférence,
Des sourires sournois, habite les cerveaux
Dont le vocabulaire est trahi par l’errance
De leurs affections aux serviles niveaux
Aucune passion dans leurs penchants d’estime,
Un parfum de pouvoir rassurant leur renom
Qui n’est pas cet honneur qu’ils jugent légitime
Valorisant leur ciel affublé d’un surnom
Quelques mots doucereux encensés par la plèbe
Destinés au tombeau pris par l’anonymat ;
Et leur stérilité s’enchaîne à cette globe
Qu’on ne peut cultiver sous un pauvre climat
Leur culture n’est donc que celle prosaïque
Abrutissant le monde, ensemençant de fiel,
De glaires et d’humeurs, car leur verbe est phtisique,
Le paradis d’un art qui refuse leur miel
L’aigreur dans chaque mot, car leur vie est maussade,
L’éloge se moissonne au coeœur de la tribu !
Quand seul un ennemi, venant en ambassade,
Reconnaît le talent s’il est leur attribut
Ils n’abordent jamais que des sujets quelconques
Et restent sur le seuil des demeures de l’art !
Quand l’esprit ne connaît que les cieux des conques
Du génie, on ne peut en saisir une part
Mais ne les blessons pas et soyons charitables
Leur horizon étant la ligne du compas !
Ne leur parlez jamais des savoirs habitables
Assis dans leur misère, ils ne comprendraient pas
Orbel
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