|

« REVERIE »
La pluie a recouvert la campagne et la ville
Mon cœur s’est refroidi, tout est gris, monotone,
Souffle le vent mauvais, des sombres jours d’automne
Dans ma tête le blues résonne pour Nashville.
Etrange flottement un rêve difficile
Mon âme disparaît je sens qu’elle abandonne,
Mes pieds touchant le sol, et l’esprit hors ozone,
Noyée dans la torpeur, comme un parfum fragile.
Sempiternel refrain, intérieur, extérieur,
Tu m’entraînes bien loin vers un monde meilleur,
Je te suis volontiers, j’en aime bien l’idée.
Dans mon songe, engourdie, je traverse la lande;
Sur les herbes verdies par la récente ondée
Le frimas vaporeux jette sa houppelande.
© Calynette (2005)
|