le mardi 15 novembre 2016, à 11:15. Posté
par Pierre
Sur l’horizon flotte une fine brume,
Au ciel Vénus nous annonce le soir,
Et, seul, j’attends l’instant où je vais voir
Chez mon voisin, qu’une lampe s’allume.
.....Sur une bûche qui fume,
.....S’agitent des feux follets.
Chez mon voisin, les volets sont fermés
Et, seul, j’attends que revienne l’aurore ;
Au ciel Vénus a rejoint Persichore
Sur l’horizon où je vis désormais.
rivaudais le mardi 15 novembre 2016, à 12:05 pas besoin que le poème soit long pour qu'il soit talentueux. Pierre qui écrit fort bien nous en donne une preuve de plus. Beaucoup de romantisme dans ces vers dont les images me touchent car elles font écho à ce que je ressens
brouilleur59 le mardi 15 novembre 2016, à 13:34 très beau poème tant de détails sur peu de vers le double sens de ce texte pourrait faire croire à un observateur, ou même un voyeur anonyme.a défaut de lanterne l'attente de la clarté matinales fera l'affaire
au plaisir de te relire
B59
Nemo le dimanche 20 novembre 2016, à 18:11 @Rivaudais et "brouilleur59" : juste pour information, cette structure est une forme créée au XVIIe siècle en Espagne par Vicente Espinel. A ma connaissance, elle n'a pas eu de succès en France. La reprise "en miroir" des débuts des premiers vers dans le second quatrain est une création d'une poétesse contemporaine.