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Ils traversent la vie au son de leurs tourments
Un jour le coeur joyeux, un autre l'âme en peine,
Prisonniers de l'amour ou poussés par la haine
Au fil de leurs émois ou de leurs bons moments.
Les plaisirs leur sont doux dans mille évènements
Au détour du parcours où leur ennui se traîne
En des mois insensés. L'éternelle fontaine
Leur distille ses eaux dans tous ses sentiments.
Mais leur temps est compté sur l'éternelle route
Avant que ne s'en vienne enfin cette déroute
Au triste nom de mort, fille du grand néant.
Ils continuent alors, le corps ardent ou sage,
De suivre ce chemin aux airs de dépliant
Mes frères de toujours, les humains de passage.
Miaille Michel
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