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Ô toi, Sémiramis, ma fleur de Babylone,
Tu m’as offert la clé des jardins suspendus,
Tu m’as laissé cueillir tous les fruits défendus
Et je les ai goûtés… Que le ciel nous pardonne.
Impatient, à l’heure où le soleil se couche,
J’entre dans ton enclos riche et luxuriant
M’enivrer des senteurs du Moyen Orient
Qui parfument ta peau, que je vole à ta bouche.
Moi, j’ai franchi le seuil de la porte d’Ishtar,
Connu la volupté grâce au divin nectar
Dont ton corps m’abreuvait, ô ma douce colombe.
Mais demain, ou plus tard, dans plus de dix mille ans,
Si notre amour perdure au delà de la tombe,
Tes baisers seront-ils toujours aussi brûlants ?
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