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Dans le ciel étoilé, seul un croissant de lune
Jetait sur la terrasse un rayon argenté.
Le regard vers l’Euphrate, un homme à la peau brune,
Immobile et pensif, scrutait l’obscurité.
Ses gestes mesurés, son attitude altière,
Indiquaient qu’il était le maître de ce lieu ;
Tout révélait en lui l’origine princière :
Nabuchodonosor était beau comme un dieu.
Une esclave, à ses pieds, noire comme l’ébène
Attendait pour répondre à ses moindres désirs,
Mais il ne voyait pas sa splendeur africaine
Et, tourné vers le fleuve, il n’était que soupirs.
Soudain, Elle apparut, dissipant les ténèbres,
On eût dit qu’à mi-nuit se levait le soleil,
Au monde, aucun bijou, même les plus célèbres,
Aucun joyau n’avait un chatoiement pareil.
Elle avançait vers lui, timide et réservée,
Il fit, de son côté, la moitié du chemin,
Elle tremblait un peu, se sentant observée,
Levant enfin les yeux, elle tendit la main.
Il n’avait jamais vu de beauté si sublime,
Il sentait sa raison sombrer dans les auras ;
Un vertige le prit, comme au bord d’un abîme,
Alors, il l’enlaça, la serra dans ses bras.
La lune, à ce moment, se couvrit d’un nuage,
Et ce qui se passa se lit dans les romans ;
Nous ne saurons jamais la suite, mais je gage
Qu’ils firent ce que font partout tous les amants.
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J'ai imaginé ici la rencontre de Nabuchodonosor II et de sa future épouse - Amytis - pour qui, selon la légende, il a fait construire les jardins suspendus à Babylone, voilà plus de 2600 ans.
Je n'ai pu m'empêcher de terminer sur une légère pointe de vandalisme. Je m'en excuse...
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