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La lune dans nos soirs c'est si tôt égarée,
Quand toi tu n'es pas là, quand tu frôle mes nuits,
Dans ces bars noirs de mondes où là tu fais rêver,
Les poivrots tous bourrés, le peuple de minuit.
Tu as dansé pour moi dans cette chambre vide,
Qui fut emplie d'amour juste pour quelques temps,
Puis tu es repartie laissant mon coeur livide,
Se consumer doucement à la douleur du temps.
Je suis si seul sans toi que même les étoiles
Semblent déserter le ciel, celui que j'aperçoit.
Toi qui a fait tomber devant moi ton beau voile
De satin rouge toujours dansant devant moi.
Je te pleure ô ma belle, toi qui loue tes biens
A bien d'autres que moi, sans jamais ressentir
Autre chose que le grand feu qui reprends tes reins
Car ressentir c'est aimer et aimer c'est mourir.
Absinth
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