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Aux matins brumeux , de tant de mes printemps
Qui sèchent aux vents de Nord, les éternelles buées.
Des octobre bruineux , nourriciers et semeurs
Pour des futurs et des toujours , germés de blé.
Mon âme court l'infini , laisse de cuir en main
A perdre haleine s'amuse , le septième nouveau chien.
Vie simple, bottes en caoutchouc, pantalons de lin.
Bruissements d' automne aux sempiternels tapis de feuilles.
Vivre ainsi et ici , ne donner que ce que l'on a.
Repousser à demain les dernières miettes d'orgueil.
Mais jouir de ces pleins de mûres que l'on cueille.
Aimer toujours l'odeur des roses , justes ouvertes.
En calices de vues , aux parfums des vécus.
Oublier ce monde où l'amour est un jeu cruel.
A en perdre le rythme , jusqu'à la démesure.
N'avoir de plaisir que celui que l'on vous offre.
Croire que tout est bon,sans que ce ne soit beau.
Afficher un sourire franc, aux matins brumeux.
Sécher la dernière larme des soirs cafardeux.
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