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L'angoisse se nourrit au calme de la nuit
Au sombre des secrets que recouvrent les âges
Se font les cimetières pour tant de nos mirages
Et les âmes y reposent en silence maudit
Si l'on veut regarder vers de plus hautes cimes
L'on vivra des fureurs et des forces soudaines
De celles que le vent et la foudre déchaînent
Et que l'on étouffait sous nos douleurs intimes
Il reste à s'accomplir à ces peurs qui dérangent
Elles ont le goût amer de nouvelles souffrances
Mais aussi la saveur d'une libre conscience
Ou le miel et le fiel s'offriront en mélange
Savoir que l'on s'attache quand le tonnerre gronde
Aux paysages empreints du fracas des tempêtes
Aux émois de nos sens que leur spectacle abonde
Nous laissera au cœur le désir d'une quête
Le ciel nous est d'orage inversé de l'abîme
Et il vient nous offrir les folies éphémères
Qui préservent les ans des gouffres ou ils s'enterrent
En dessinant l'espoir qu'un rêve nous sublime
Fanch
http://www.mespoemes.net/arthur
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