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Là, sur l'arbre à contre-jour
un petit oiseau s'est posé.
On dirait la dernière feuille
de l'espérance de l'année.
Et je songe avec nostalgie
à ceux-là qui s'en sont allés,
que bientôt finira ma vie
dont les pages aussi s'effeuillent.
Mais si l'arbre reverdira
dans les printemps qui nous enchantent,
j'ai toujours cette peine en moi,
interrogation qui me hante :
"Pourquoi sont-ils si peu nombreux
les oiselets de ma jeunesse:?"
Mouettes, pigeons, corbeaux jazzeux
les chassent, les tuent, les stressent.
Vous, rendez-moi pinsons, fauvettes,
mésanges et merles moqueurs,
afin que l'existence mette
un peu de fraîcheur en mon coeur. !
Ploufragan décembre 2016
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