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Les dents des casses-noix pleurent les bateaux morts.
Un miroir dans l'igloo reflète la machine
Tissant les flaques d'huile où s'enfile une épine;
Je m'assois devant elle, efface les décors.
Le néant se dessine et il reste les corps.
Des tas d'os sans la chair et sans l'hémoglobine
Mais qui chantent toujours malgré leur triste mine
Et que ne fera taire aucun de mes efforts.
Vous qui m'enracinez en soufflant dans mes cimes
Vous qui me surplombez du fond de mes abîmes
Vous grâce à qui ,matin, j'aspire au lendemain...
Ô voyageurs lointains, canadairs des ténèbres,
Qui pour me visiter allongez le chemin
Vous changez en luron le pire des funèbres.
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