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Petit papa Noël au lieu de travailler,
Toute cette nuitée à de telles âneries,
Tu accomplirais mieux toutes péripéties
A cette vérité : tu n’es pour exister,
Que pour mieux suborner les âmes bien crédules…
Petit papa Noël, au lieu de mystifier
Les gens de tout pays, pourquoi le bienfondé
Ne fait-il pas partie de l’habit qui stimule ?
Soit disant, tu parcours de bien grandes régions
Apporter aux enfants des joujoux en grand nombre.
Mais si tu expliquais et extirpais de l’ombre,
Que l’emploi n’est bien vrai qu’en imagination !
Y aurait-il un mal bien plus quantifiable ?
Ou bien, y aurait-il bien mieux à pasticher ?
Petit papa Noël au lieu de t’échiner,
Vu ta longévité, du répit profitable,
T’apporterais santé et instants bien meilleurs !
Te rends-tu bien compte de la lourdeur de tâche
Et de l’éreintement à être sans relâche,
Par les monts et les vals en tant que transporteur ?
Petit papa Noël vois-tu qu’on t’interpelle,
Mais oui, rien n’est gaité, rien n’est beau ici-bas.
Dans la nuit de Noël, la joie ne règne pas,
Petit papa la neige est froide il faut la pelle ;
Son manteau de candeur fait penser à la mort,
Sa houppelande blanche est d’une hypocrisie
Telle ta fable hideuse et pleine d’hérésie
Oui toi, Petit papa ta fiction fait du tort !
Les yeux levés au ciel, les larmes aux paupières,
Oui, les petits enfants cassent de gros cailloux,
Petit papa Noël, tombant sur leurs genoux,
Tous ces gosses harassés ne font pas de prière…
A tous ces rejetons, que persistent la nuit,
Pour éviter le jour, temps rempli de misère,
Durées débordantes de corvées pour ces hères.
L’espoir n’est qu’un rêve, l’attente est fond de puits !
Petit papa Noël, eux, ont-ils des sandales ?
Pour toute cheminée donnant bonne chaleur,
Tout juste un braséro réchauffe leur candeur…
Leurs adultes agissent sur eux, c’est un scandale !
plumedefou
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