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Balise est la pâlotte,
Son rayon est l'orin ;
La terre, le grappin ;
La nuit, la galiote.
Étrange qu'est ce port
Où je mouille aujourd'hui
Entre les caisses d'or,
Ces grands tombeaux de bruit
Et ces jeunes marins,
Dont la langue est l'alune,
Qui tendent des filins
Où s'éteint une brune.
L'heure est au matin-soir ce qu'est la fille au bar,
Un supplice de bouche aux photos des rogommes,
Un œil perdant la vue à viser des fantômes,
Une saillie au marbre ôtant un membre à l'art.
Débandez votre bras avant qu'il ne soit tard
La mutilée admet seulement que les hommes.
Crachez vous dans la pogne et passez vous des bômes ;
Vos perles lécheraient les plâtres d'un mitard.
Étrange cette porte
Son oreille engloutie
Fait danser la main morte
Sur l'atma de la pluie
Et déjà mes narines
Se perdent aux mescluns ;
Mes agates gamines
Aux abris des embruns...
Valise est le ballot
Son manche est en routine
Jusqu'à la guillotine
Ou du moins au billot .
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