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 Il sent en son âme, son cœur battre,
Alors la liberté lui brise ses abots…
Le monde n’a plus peur, il n’a plus à combattre,
Réveilles-toi, oh, homme ! Ne courbes plus le dos…
Les spasmes du cosmos, à l’unisson, s’élèvent,
De ci, de là, partout, le souffle de Hessel,
Monte de la révolte, en l’espace de grève…
Mais toi, dépêches-toi, de répondre à l’appel !
La peur n’est plus de mise et aussi bien la crainte
Plus de désillusion, plus d’intimidation !
Systèmes du profit bâtis en demi-teinte,
Apathie des nantis, plus de coercition !
Régimes insipides qui bannissent les rêves
Avec leurs pratiques d’arrêt des idéaux,
C’est l’échec politique : indolente est la sève
Des odieux, ces matois qui aspirent à plus haut !
Vacuité de parole et discours plein de vide,
Qui plus est dégagé du feu de conviction !
Soucieux de l’intérêt de l’image sensitive
De l’égocentrisme, une composition…
Le règne du paraître et d’apparat infâme,
Un triomphe d’ego, et de soi le repli !
Intrigue, stratégie, dépossédant les âmes,
Ils spolient les peuples, condamnant à l’oubli !
Tragédie des peuples dépossédés des terres,
Harassés, épuisés, de travaux répétés,
Frise de ces pays se jetant dans la guerre
Pays puissants aux lois dictées aux hébétés !
Ces faibles imposés, hagard, surtout inapte…
Absence d’étoiles dans leur regard bleuté !
Du serein ennuyeux de ces bourgs qui les capte.
Ils font de la richesse un parcours effréné
Est-ce la liberté de pensé qui s’étrangle ?
Envie de survivre, désir d’être debout !
Une banalité qui courre, puis vous sangle…
Mais outré, ils se massent afin d’être surtout !
Ils vont réoccuper le droit à leur espace,
Oui, pour réaliser l’oubli des gouvernants,
Se réapproprier le débat qui agace,
Le mot de liberté en ordre commandant !
C’est là, la colère contre les injustices,
Bafouant la plèbe par leurs abus sociaux,
Le chômage montant les voilà dans la lice
D’une précarité, c’est ici leur château !
Comprenez la rage, qui ici, les anime,
La classe politique persiste à disculper
Un système caduc faisant verser la dîme.
Chaque jour un peu plus, il n’y a qu’à payer !
Le rêve égalitaire est sapé, est-ce juste ?
Leur crise retombe sur qui ? Les malfamés !
Alors la révolte gronde, le peuple ajuste…
Pour devenir digne, il tient égalité !
Il y a faillite de cette politique,
Pour lors l’effacement en action est couru.
Déroute des moyens, c’est retour à l’antique…
Impéritie de gens responsables, incongrus !
Les révoltés tonnent leur furie et leur peine,
Ils tissent des slogans d’esprit bien singulier…
Vous prenez nos valeurs, nous empruntons l’arène,
Vous ôtez nos rêves ,nous devenons sorcier !
Nous sommes les acteurs, la rue devient théâtre
Vous tueurs de songes attendez-vous à l’appareil,
L’excitation gronde, vous n’êtes plus des pâtres,
Car proscription du jour est ordre sans pareil !
plumedefou
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