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 Dans le petit matin
Les futaies ceinturent le chemin de halage,
Elles en gardent le charme et la vie des parages.
La terre est endormie, les cieux sont sur pavois,
Leurs lucioles scintillent et le noir se déchoit…
L’aube ouvre à sa fenêtre une vision timide,
Mais ses engagements sont si clairs et limpides,
Qu’il suffit de tendre la main pour agripper,
La soie de son vélum et se l’approprier.
Son bleu-gris se lève peu à peu laissant place
A la montée du char, ce brillant galéace,
Qui réchauffe l’orée du jour originel,
Cherchant à apaiser les frais instants pastel.
Sur les abords moussus, les champignons saluent
Les faveurs gracieuses versées en plus-value,
Sur cette création éveillée dès matin.
Les humbles violettes cachées en ce jardin,
De leur parfum embaume et maquis et futaies,
C’est peu dire du fait d’une modeste houssaie…
Tout est pris en compte, rien n’est laissé au sort,
Car nature avance du train mis au dehors,
De la grande Gaïa qui tient toute l’allure,
Selon tous ses devoirs elle embellit parure !
Au beau milieu des lois, le pas est justifié,
Rien ne saurait aller contrarier l’ajusté !
Rassembler ces trésors en vue d’un grand partage,
Combien seraient heureux les hommes de tout âge !
Mais personne, n’a su comment appréhender
Ce brillant spectacle pour le recommander…
plumedefou
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