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Je prends ma plume et peins mon esprit
La maladie est celle qui a tout pris
L'abandon du moi et cette douce douleur
Les minutes de mon cœur passent comme des heures
Je suis ce poète condamné à l'écriture fatale
La vie est traîtresse, mon destin est sale
Je déclare ma peine au juge de l'au-delà
Qu'il m'emmène vers lui marre de rester là
La pourriture emplit la pomme que j'ai croquée
Le goût est amer avec le diable j'ai troqué
Tout jeune je regrette ma vie passée
Je rêvais de richesse, je rêvais de me surpasser
La réalité est autre et je regrette l'amertume
Difficile de voir dans tant de brume
Le chocolat est bon mais fait perdre la tête
Je nie ma personnalité et m'entête
Jaafar Azizi.
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