|
 Combat acharné...
J’allais sans conducteur, seul en milieu cruel !
Un doigt arbitraire me choisit pour victime
Sous l’amabilité il fut savantissime
Me conduisant si bien à l’impact actuel !
Sans la voir, j’affrontais, on ne sait quelle pièce
Œuvre tournant autour du même contenu
Celui à m’étourdir, devenant parvenu…
Alors j’étais chagrin en cette grande liesse.
Comme si je devais rendre gorge aux humains !
Voici un animal, sûr de sa défensive,
Méfiant, très apeuré d’une loi punitive…
Je suis enseveli, presque sans lendemain !
Or j’ai bien survécu aux coups abjects, infâmes,
Comme aucun animal au monde, j'ai souffert.
Puis, dans mon cœur nerveux, là on a découvert,
Dans ce cosmos d’horreur, mon honneur qu’on diffame !
Étant jeune, je devais en eau fraîche m’abreuver
Et d’air pur respirer, hors, je terrais ma vie,
De l’aube aux brunantes, la bête poursuivie,
Affolée, de savoir qu’on ne peut l’ignorer !
Je me taisais toujours espérant la clémence,
J’ai porté l’outrage, surmonté l’oppression,
Puis lentement, ma vie s’enroule en obsession.
La mort m’apostrophe, semblable à la démence !
Dans un tâtonnement, je calme mon esprit,
J’endors ma complainte pour entrer en aumône
Puis j’enlace la vie sans joie, pas même une aune
Car l’histoire, elle raille, en cachette, elle rit !
plumedefou
|