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Je ressens autour de moi ces planètes humaines,
Et me pose sur les cordes, sans les faire vibrer.
Il existe ces instants où les violences sont sonores,
Alors à tes oreilles, je viens déposer un silence.
Comme le sommeil effaceur de tourments,
Qui rebâti chaque jour une nouvelle aurore,
Je veux offrir le blanc à ta littérature,
Et regarder tes mots, modeler des constellations.
Tu es l’apesanteur dans l’amour,
La définition solaire du sentiment,
Tu es le noyau, lorsque je suis l’atome.
Quels mots pour te traduire mon émoi?
Ce langage emprunté au complexe univers,
Et ce « je t’aime! », qui tombe comme une goutte…
« se demander pourquoi le jour est le jour, la nuit est la nuit et le temps est le temps, ce serait perdre le jour, la nuit et le temps… »
Hamlet.
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