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Être au seuil de l’entrée, hésiter à gagner…
Emporté par le flot de gens qui vous excluent.
Ils n’ont pris qu’un aller, pour au néant plonger,
Vers l’absence du tout, au-delà de la rue !
Insufflé par l’esprit, dans un sursaut de peur,
La pensée empressée, conduit à la faiblesse,
Cet état où le cœur bat la chamade et pleur.
Il dénie la raison, disant que le temps presse.
A votre tour courez, le flux partage en deux,
Il disjoint l’intellect, pour en surseoir l’arrivée.
Écouter la raison qui fait d’être tout feu,
Deviser la notion pour compléter l’idée.
Vous dire : "je suis là, vivant ardemment l’instant",
Mais quand l’effondrement se place, il est précoce…
On ne le désir, mais, il se meut pourtant,
Or on veut résister mais on en n'a la force !
Là, est futilité, se trouve *l’affiquet
Retenant les débris d’une péripétie.
Une histoire avançant vers le défaut d’acquêt,
Puis elle vient sombrer en complète inertie !
Alors nous sommes tous devant l’accès du seuil,
Attendant patiemment, pour aller vers l’occulte,
Nous coucher dans un lit où le froid met le deuil.
Lors donc il est trop tard pour commencer le culte !
Nos sanglots ne sont plus, nos yeux sont grand ouvert,
La terre les couvre, les hommes s’en allaitent.
La bouche béante crie, mais le son est couvert
D’une glèbe émétique et qui sur vous empiète !
L’impression d’exister s’enfuie vers le lointain,
Avec ses immortels tourments et ses supplices,
Pour ceux demeurant là, avec leurs sanglots vains.
Futilité vive, superflue en la lice !
Les lettres champlevées sur les cénotaphes noirs,
En un très bel écrit, elles brillent et s’alignent,
Articulant un rien, le néant pourrissoir
A l’intérieur des tombes où la mort est maligne !
plumedefou
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