|

Sous la brise légère, à l’ombre du grand chêne
Eté roi de l’amour, nous nous sommes dit je "t’aime"
Et j’ai senti la braise, dans tes bras enlacée
Nos lèvres si brûlantes se sont superposées.
Dans les branches légères, au chant du bruissement
Oh douce symphonie que murmure le vent
Oh juin en ton été, au parfum de la brise
De tes longues journées, voilà que je suis grise !
En un rêve fragile, s’envolent nos pensées,
Pensées entremêlées, jusqu’au ciel étoilé
Sous tes mains s’est donné mon corps devenu ivre
Celui-ci endormi, soudain s’est mis à vivre.
Sous les feuilles du chêne, folle nuit s’est offerte
Encor sous mes paupières, comme fenêtre ouverte
Au reflet de tes yeux, je perçois notre amour
Jusque dans l’infini, qu’il vive pour toujours.
De ce passé souffrant, qui me volait mes nuits
Ne croyant plus en rien, comme je me réjouis
De ces amères cendres, un amour vient de naître
Et de mes profondeurs, surgit tout mon bien-être.
Macha
|