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promesse tenue

le mardi 27 décembre 2016, à 00:09. Posté par René


    Dans un de mes commentaires j'avais promis de faire paraître des poèmes d'Andrée Bourçois-Macé et de Ginette "Véfa" Durand. Je pourrais bien sûr livrer d'autres poèmes d'auteurs peu ou pas connus ou bien oubliés. Mais le site n'a pas forcément été créé pour cela. Je me bornerai donc à des oeuvres de ces deux poètes (je n'aime pas le mot poétesse, ce féminin m'apparaît -à tort peut-être- comme d'un emploi dévalorisant.) Comme si les femmes n'étaient pas vraiment tout à fait de la même valeur littéraire. Outre le démenti que postent chaque jour nos poètes-femmes du site, les deux auteures que je cite en sont des réponses et des exemples éclatants. Ces deux femmes (parties au paradis des poètes) ont été très importantes pour moi en me confortant dans ma quête poétique par leur intérêt, sa sympathie pour ABM et son rôle de grande soeur pour Ginette

    Voici un poème que n'aurait pas renié Marie Noël
    Considérez-le comme un présent de fin d'année.


    E-Kicken Ar Prenester

    J'aurais dû, bien sûr, fermer ma fenêtre
    Ne pas regarder, ne pas me pencher,
    J'aurais dû, je crois, ne pas te permettre
    De me saluer.

    J'aurais dû, surtout, boucher mes oreilles
    A tous ces mots-là que tu m'as redits
    Au lieu de rêver de monts et merveilles
    Et de paradis.

    J'aurais dû laisser mes mains sur l'ouvrage
    Sans oser glisser mes doigts dans les tiens,
    J'aurais dû savoir qu'il était peu sage
    De te dire :"Viens!"

    Mais voilà, le soir était par trop tendre,
    Comme cette voix qui parlait, disant
    Tout ce que l'on est heureuse d'entendre
    Quand on a vingt ans.

    J'ai laissé depuis ma fenêtre ouverte
    Et ma porte aussi-c'est doux d'espérer-
    La route a repris sa parure verte
    Sans te ramener.

    Les mois ont passé, puis bien des années,
    Je n'ai pas voulu renier l'espoir.
    Je me tiens toujours près de la croisée
    Lorsque vient le soir.

    Mais ce n'est vraiment plus qu'une habitude.
    Il est apaisé, ce frisson secret.
    Le temps sait user toute certitude
    Comme tout regret.

    Si tu repassais devant ma fenêtre,
    Un doux soir d'été comme celui-ci,
    Tu t'éloignerais sans me reconnaître.
    J'ai les cheveux gris.

    Ginette Vefa DURAND
    Collection 'Poètes Bretons"
























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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 29 décembre 2016, à 11:58
Je viens de te remercier à l'instant sur ton 2ème cadeau. Alors je te remercie encore en soulignant combien il est toujours agréable, en ces temps de tristesse du monde, de se donner le temps de lire de belles choses. Et tu y contribue. Alors, merci, cher René. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

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