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Ce poème d'Andrée-BOURCOIS -MACE, je l'ai vraiment pris au hasard dans un des 42 recueils de cette auteure qui fut connue et appréciée. pour ses livres bien sûr (poésies, romans, essais, chansons etc) son émission sur ce qui était alors "Radio-Bretagne", sa présidence du Prix des Poètes Bretons (qui récompensa entre autres Ginette Durand pour un autre de ses recueils) et les rencontres qu'elle organisait chaque mois à Rennes -Rencontres dont elle me fit l'honneur de m'en confier la charge (que j'ai assumée pendant 25 ans) en 70 je crois, en même temps que la présidence régionale de la SPAF (Société des Poèteset Artistes de France)
EVOQUER LE PASSE
Je croyais voir ton ombre et ce n'était que l'aile
D'un oiseau sur le toit
Qui venait s'abriter de la neige, du froid
Dans la maison fidèle.
Se peut-il que ta voix, que tes pas attendus
Dans la chère demeure,
Ne résonneront plus qu'en mon âme à toute heure
Comme un oiseau perdu ?
Je te sais là, pourtant, quand, dans la solitude
Où trébuchent mes pas
Je cherche ton visage en la béatitude
Et te parle tout bas.
Evoquer le passé, ses joies et ses tristesses
Les bénir tour à tour,
N'est-ce pas récolter la grâce en ma vieillesse
Avec un grand amour ?
Alors chante mon coeur, tout s'éclaire et s'allège
Dans un autre printemps
Du soleil au jardin, du premier perce-neige,
De la joie des enfants.!
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