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Il est beau
Il est beau ce chemin
Qui serpente et se perd
Dans les lacets furieux
Des routes enneigées
Et les fleurs endormies
Qui ploient sous le poids
Des semaines glacées
Des nuits de pleine lune
Ces fleurs qui nous rappellent
Le rude émoi des hommes
Courbés sur le fronton
Des stricts odalisques
Des savants monuments
Des amples colonnades
Il est beau
Il est beau ce parcours
Qui mène sans détours
Aux prés verts et fleuris
Tout couverts de soleil
Et bordés des linceuls
De nos pauvres aînés
Parfois si mal aimés
Qu'ils en souffrent encore
Comme en un souvenir
Etriqué et obscur
Froidure des saisons
Les ouragans de vie
Nous arrachent des larmes
Et puis
Et puis je pense à toi
Tes si beaux sentiments
A jamais enfouis
Dans ces terres de peu
Sous les éclats du feu
Qui emplissait les joues
De nos mères si bonnes
Qu'oublier on ne peut
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