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De cet horizon où dort le soleil,
À l’éther peignant ses grands sillons blancs,
Du lieu où paraissent ces nuits vermeilles,
S’élargit l’espace en un vaste champ !
Puis filent les heures, piquant au passage,
Vesper et les Chiens, au velours des cieux,
Semant en chemin les fleurs des alpages,
Fixant aux sommets un jour plus radieux !
Sans cesse elles œuvrent, y mettent du cœur,
Leurs lieux sourcillent de mille eaux vives,
Leur cristal s’étale, aux berges affleure.
Le temps n’a prise que sur les rives
Pour fertiliser les restes d’antan,
Afin que naisse en elles l’osmose !
Des éminents soirs aux cieux rougissants,
Jaillit alors la vie qui se dispose…
plumedefou
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