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Je me suis efforcé de produire un poème rimé,
J’espère que sa musique vous plaira…
J’ai lutté, avant, parmi l’immense nuit,
Le cœur comme un astre solitaire.
Face au néant son obscur appétit,
J’étais un mets, pour une insondable mâchoire.
C’est le jour officiellement établi,
A l’horizon je me souviens du noir.
D’un soleil massif, liquide comme pluie,
Tu as soigné, cette froide brûlure.
Contre un sommeil d’Ithaque : Troyen,
Je veux porter la conscience plus loin,
Pour être juste, plus encore avec toi.
Plutôt qu’écrire, candide et maladroit,
Je laisse la chair, traduire la romance,
De ce baiser, qui impose son silence…
« je suis d’une grande fragilité, c’est ce qui fait ma force. »
Frédéric DARD
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