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Voici que le temps passe
Comme l'onde du ru,
Sous le petit pont nu !
Voulant faire l'impasse…
Dans l'espace d'instants.
Sur les heures vaillantes,
S'infiltrant dans les fentes,
Puis court les jours de l'an !
Si bien que sont bien brèves,
L’attentions à mes chers…
Pourtant, j’en serai fier
De goûter cette sève !
"Ô, rage ! Ô, désespoir !"
Que n’ai-je su comprendre,
Ce qui pressait d’apprendre
Les signes de cet espoir ?
Voici que j’en appelle
À la rose des vents,
Pour savoir l’existant,
Car je m’en fais querelle !
Voici un an nouveau,
Nouvelle prometteuse,
De l’ère, sinueuse
En son récent fuseau !
plumedefou
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