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Jeune, je n’avais pas la science,
J’étais un maître sans acquis,
Point d’habileté démontrée…
Petit à petit je grandis,
Encore sans grande expérience !
Certes, je gravis des hauteurs,
J’atteignis des pics en montée,
J’étais agile et grand seigneur…
Lors une voie m’est advenue,
Je décidais donc de bâtir
De m’attribuer une issue,
De dégager en tout honneur
De tous les magistraux extrêmes
Un chemin pour mieux franchir,
Les *échaliers d’un monde hostile.
D’autres s’avancèrent avant moi,
Ils apposèrent leur estampille,
Je devais marcher plutôt droit,
Car je n’avais semblable style…
J’atteignis jusque là les monts,
Il gageait que je ne gaspille
Tout mon temps et tous mes efforts,
Mon visage plein d’amertume,
Porterait bas mon glorieux front,
Alors, ni valeur, ni fortune,
Abonderait dans mon gousset.
Il me faudrait changer de ton,
Il me faudrait ronger mes torts !
Dans tous mes plans l’intelligence
Se devait surgir dès matin
Sculptant mes actes dans l’aurore
Pour lectures dans des cieux certains,
Dans la Bible, aux fils des versets !
Responsable comme un *éphore,
Garant en toute vigilance…
Aujourd’hui, je suis introduit
Dans la science, fin en maîtrise
Pourvu que l’on sache donner,
Tout ce qui est l’unique prise
Mettant l’être en effervescence,
Car c’est en ce cas qu’il produit
Le petit rien sans renoncer !
plumedefou
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