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Ma faiblesse fait ta force,
Tu es l’arbre, je suis l’écorce,
Tu es toujours debout,
Moi, je tombe à genou.
De la médaille tu es verso,
J’en suis que le recto.
Chaque matin tu es ma lumière,
De la veille, je suis l’ombre de ta poussière…
Que serais-je sans toi ?
Plus rien, le désarroi !
Tu es la substance qui me fait vivre,
Jusqu’à devenir ivre.
La moelle de mes os,
L’enveloppe de ma peau…
Le sang de mes veine,
Mes larmes et mes peines,
C’est encore toi,
Toi, toujours toi !
Tu es forte car je suis faible,
Le sureau et la hièble
Sont à la médecine
Ce que toi et l’alizarine
Êtes à moi et le rouge de mes pommettes !
Sonnez trompettes,
Jouez, fifres et tambourins,
Voyez le bel écrin,
Voyez celle qui m’enchante,
Voyez celle qui me hante !
Je veux me fondre en elle…
Déployant tes deux ailes,
Indomptée, bien trempée et sereine,
Je suis vaincu, troublé, par toi ma reine !
plumedefou
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