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Il a de tout temps eu besoin de toi
Bien qu’il ne te considère que comme béquille.
Dans le malheur c’est là qu’il a foi,
Toi tu lui propose des escarbilles.
Bien entendu quand tout va bien là il t’ignore !
Que fais-tu pour te montrer attrayante ?
Ton vin enivre bien plus que l’ichor,
Métamorphosant tous les vitraux Hiérophante
De tes églises et temples lézardés.
Que sont devenues ces époques fastes ?
Où la grande pompe était tout achalandée ?
La houle était de différentes castes,
Tu régnais en maîtresse sur la foule ;
Assise en reine prétends-tu être la même ?
Lorsque ton luxe criard, lui, nous saoul,
Tes appas sont dénudés à l’extrême ;
Puis lui l’homme n’y voit dans l’histoire que du feu.
Il te plaît à causer des Énanthèmes
Pour éliminer tous ces vaillants preux,
Fleurir leur tombe de brassées de chrysanthèmes,
A fin de fixer plus dans les ténèbres,
Ceux qui à ta cause sont tout acquis.
Les marchants forniquent avec toi et te célèbre,
Tant que tu es debout fait ton croquis !
Tant que tu es dressée, choie ton image !
Un temps viendra, oui, où tu te lamenteras…
Un temps de ruine sera au virage,
Les rois ne laisseront que des gravats !
plumedefou
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