|

Le coin éclairé par soleil levant,
Reçoit le peintre en son céans.
A son chevalet se voit quelques taches
Et un tableau couvert de gouaches.
L’artiste s’anime d’une méditation,
Exil de la veille trempée d’inspiration…
Cela n’est du goût d’aucune personne,
Mais qu’importe car il se donne,
Voyez ses cheveux, voyez le frontal,
C’est à peine fondamental…
Les palettes et pinceaux sont étalés sur l’herbe,
Le maître percevant l’inspiration superbe,
Un duel entre l’esprit et son coeur.
Il veut peindre, mais l’âme soeur,
Ne veut de son œuvre et le maintien ferme,
Sans sa muse, lors il s’enferme
Dans l’inactivité, une pose sans fin,
Où l’oubli y est là, surveillant ce pantin.
Ô, il y viendra à son aquarelle,
Mais retardant l’heure actuelle,
Il muse l’idée, risquant son va-tout…
Pour avancer tous ses atouts.
La joie transformera alors ce bel artiste
Avant que le destin abandonne la piste…
La joie à fait place à l'abattement,
Car souvenirs sont son présent,
Il peut maintenant se mettre à repeindre,
Mnémosine cesse à l’étriendre.
Le voici dégagé, il peut s’y adonner,
Le Rapin s’active pour pouvoir en rêver !
plumedefou
|