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Espoir, foutue illusion,
La vie, quelle chienne de vie,
La mort, bien venue la mort !
Qu’est-ce que ce monde qu’ont légués nos aïeux ?
Mais regardez-moi, j’en cligne des yeux.
Me reproche-t-on d’être révolté ?
Vous n’arrêtez pas de vous batailler !
Suis-je trop passif, dois-je être sans haine ?
A même le dos vous tondez la laine !
Qu’est-ce que vos drapeaux flottant à tous vents ?
Devons-nous mourir en si peu de temps,
Pour que cette étoffe, oui, votre oriflamme,
Nous drape en un dernier mais véritable drame ?
Espoir, foutue illusion,
La vie, quelle chienne de vie,
La mort, bien venue la mort !
Qu’est-ce que ce monde, cette génération ?
Observez-moi ces opérations,
Mes yeux en ruissellent, leur argent corrompt
Tout ce qu’il touche, jusqu’au plus profond
Des âmes tendres. Ces marchands de rêves
Se moquent trop bien de leurs heures brèves…
Aux coins des ruelles, ouvrant leurs tiroirs,
Emplissant leurs poches d’un pécule noir,
Pour bien lestement le rendre blanc…
Ô jeunesse, dans tes veines comment coule ton sang ?
Espoir, foutue illusion,
La vie, quelle chienne de vie,
La mort, bien venue la mort !
Qu’est-ce que ce monde de misérables fous ?
Voyez mes yeux pleurent ces gens sans le sous…
Vous êtes bien aises, marchands de travail,
À considérer tous comme du bétail…
À tout exploiter, même la misère,
Spéculer sur tout, par toute la terre !
Et déménager vous profite, vous va,
Aujourd’hui ici et demain là-bas !
Pourvu qu’on vous donne, qu’on vous rapporte…
Puis un jour, au revoir, c’est la mise à la porte !
Espoir, foutue illusion,
La vie, quelle chienne de vie,
La mort, bien venue la mort !
Qu’est-ce que ce monde, compagnie de pantins,
Avec leurs laïus et leurs baratins ?
Bourrage de crâne, discours mensongers,
Que de fois redit, mais enjolivés,
« Je vous promets tout, même la lune ! »
Mais au bout du compte, loin est fortune…
Scandales, magouilles, tels sont les lots
De vos grenouillages dans de troubles eaux !
Ô ! Humanité, jusqu’à quand ce leur,
Jusqu’à quand croiras-tu le son de ces sonneurs ?
Espoir, foutue illusion,
La vie, quelle chienne de vie,
La mort, bien venue la mort !
On appelle la faucheuse, elle vient toujours trop tôt,
En la vie espère, il y fait très beau !
Malgré ces travers apportons la pierre,
Précieuse et sûr d’anciens bénéficiaires,
Ou plutôt d’antan, celle de la droiture,
Celle qui réconforte, édifie, rend mûre !
Désirer la mort est l'acte d'un lâche,
Vivre est courageux, toute fois sache
Que rien n’est acquit dans ce système-ci !
Il nous faut travailler pour « Celui » qui guérit…
La mort, hors de ma vue mort,
La vie, bien venue la vie,
Espérance sans illusion !
plumedefou
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