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Quand le soleil au soir étend son drap doré
En versant des rubis sur l'aile du feuillage
Qu'une force en ton cœur par l'amour habité
Caresse ton esprit d'une candide image
Et compose dans l'air une ardente langueur
Ne retiens pas tes pleurs et recherche en ton âme
De beaux vers délicats d'une antique splendeur
Alors que sur ton front une rose se pâme
Qu'un oiseau près de toi embrase le blé mûr
Sans craindre de la nuit le douloureux costume
Qu'un jet entre tes doigts, d'une palme d'or pur
Jette aux harpes du vent, l'ondine d'une plume
Offre à ton encrier le bonheur enivrant
D'une gerbe de fleurs, pour ce nom que tu pries
Plonge ton cœur avide au lac étincelant
Epouse à l'infini, la clarté des bougies
Laisse juillet bénir, les mots de tes sillons
Au nom des jolis jours, au nom de la tendresse,
A l'heure où le berger regroupe ses moutons
Qu'un merveilleux été te conte sa jeunesse
Ecoute bien le merle au cœur du cerisier
Accompagné souvent par l'intime fauvette
Et flirt avec le rêve en couvrant ton herbier
D'un amoureux serment à la grâce parfaite
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