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J’avais parcouru sous un ciel ouaté
Un espace herbeux où la feuillaison
En rempart serré masquait la contrée.
Je goûtais alors le calme du jour,
De là, mes regards allaient vers le bois
D’où les chants d’oiseaux ridaient l’atmosphère.
Puis je décidais de m’aventurer,
Plus près des taillis qui longeaient un ru.
Il me conduisit en amont d’une haie
Où en l’espace de quelques rocailles,
Sa source sourdait, dans un chuchotis
Exquis, délicat, qui me charma,
Au point qu’un frisson parcouru mon dos.
Phébus gravissait le Parnasse réveillant la Muse,
Au gré de ses rais, l’Egérie se plaisait
A se divertir de l’astre doré.
Ce jeu me combla de jubilation
Au point d’exciter tous mes sentiments.
Revient mon enfance, accoste les rives
De ma mémoire, car j’ai appétence
Des doux souvenirs du pays d’Alsace !
Ses murs de pierres, qu’enjambent les pampres
Qui procureront des grappes aux passants.
Enfance incite le chant des abeilles
Et les mélodies de la gent ailée.
De l’air chaud bruissant dans les ravines,
La pastorale m’entête et se fixe
Aux aspérités de mon inconscient…
Ce temps généreux fréquemment m’arrête,
Me dénudant l’âme en parfaits accords,
Pour renouer songes et réalités
Avec la trame des désirs subits !
Enfance rejoint les rappels de joie,
Ces instants de paix en douceur de nuit.
L’aire des grillons fait la mélopée,
Là, tranquillement m’immerge en sommeil !
Enfance parviens sur ma trajectoire
Et trouble mon cœur pour qu’il se ranime
Au passé plaisant et de la tendresse,
Attachement et penchant du terroir…
plumedefou
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