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Amour, fruit de l’esprit,
Quand il vous fait un signe,
Ses voies sont rectilignes !
Suivez-les, sans un cri…
Sous ses ailes il transporte
L’affection, cédez-lui.
Se présentant à l’huis,
Ouvrez-lui votre porte !
Pareil au vent du Sud,
Les cœurs, il les échauffe,
En froideur, les réchauffe,
Les hisse sans Talmud !
De même il vous fait croître,
Puis défait le lacis
De vos ires en glacis…
Ainsi vous fait accroître !
Il hisse vers le haut,
De même qu’il élève,
Ses heures ne sont brèves
L’amour est soleil chaud !
Nous sommes de grands arbres,
Nos branches, il secouera
Et nos fruits, rentrera,
En des palais de marbre.
Nous sommes des faisceaux,
Des grands épis en gerbes,
Il strie notre superbe
Jusqu’à être tous beaux !
Il nous bat et nous vanne
Pour nous poser à nu,
En des tamis écrus
Pour défaire nos fanes…
Puis au moulin du temps,
L’amour, il nous tamise,
Épure notre mise,
Défait notre carcan.
Puis, nous broie en finesse,
Ensuite, il nous pétrit
Sans en être flétri,
Mais croît notre sagesse !
Lors à son feu sacré,
En élu nous présente
Comme odeur reposante,
Que Dieu a agréé !
Cet ensemble de choses,
L’amour le concevra,
Avec nous grandira,
Pour qu’en jardin de roses,
Les fragrances des cœurs
Pénètrent les arcanes,
Devenant une canne
Aux égarés majeurs !
Mais si dans une alarme,
Nous cherchons paix d’amour,
Et plaisir des atours,
Il vaut mieux avoir larmes !
Mieux vaut quitter le champ
Où l’amour nous moissonne,
Car ce temps ne nous donne
Que tourments éprouvants !
Puis l’amour de lui-même
A don, puis s’établit
Chez autrui, il suffit,
De vouloir dire j’aime !
Nous ne pouvons fléchir
Le courant de l’estime,
L’amour est aux intimes
Et n’a d’autre désir,
Que créer la tendresse,
Aussi, joie et bonté,
Paix, longanimité ;
Ceci est donc sagesse !
Le Divin est Amour,
Alors, montrons-nous digne
Suivant la même ligne,
Car il sera toujours !
plumedefou
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