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Tu as troqué ta cape,
Car il fait assez beau
Pour affleurer ta nappe.
Coule, coule, ruisseau,
Vois, un instant regarde,
Te voici rétabli !
Ne baisse pas la garde,
Le vent n’a point faibli…
Que tous tes sens comprennent
Que long est ton chemin,
Ne reste pas à la traîne,
Tes couplets sont refrains.
Peine, peine, rivière,
Revoilà que ce jour,
N’ira plus en arrière,
Puisqu’il a fait son tour…
Un temps, la pleine lune,
En habit de brocart,
Tenait franc près des dunes,
Son halo en retard,
Puis Alizé recule
Tes perceptions de nuit.
Sa route te bouscule,
Doucement sans un bruit…
Freine tes flots rapides,
Ne devient pas torrent,
Œuvre, ne sois avide,
Reste bien dans le rang !
Reprends cette rengaine,
Où rivages sont parfaits,
Où tu te trouve saine,
Entre vals en lacets.
L’aurore t’a trouvée,
Vogue, vogue, affluent,
Arrive dans soirée,
Dans le lit, dans les temps,
Où ton aimé, le fleuve
Survient et te saisit
Il s’unit et s’abreuve
De ton flot assainit !
plumedefou
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