|
 Je marche sur le chemin,
Qui n’est plus la voie de naguère !
Écrite sur parchemin,
Ses lois ont chassé toute guerre !
N’est pas requis perfection,
Simplement l’effort intrépide.
L’antan vogue en perdition,
Les aperçus sont insipides…
L’horizon bleu est à vif,
Voici, tout entier, il s’embrase !
Le parcours est planté d’ifs,
Rien n’est ombragé en leur bases…
Je continue le sentier,
Qui mène tout droit à la vie,
De mes voies ôtant lisier…
Des récifs décline l’envie !
Le monde a nombres d’attraits,
Les voix des Sirènes m’apostrophent…
Du passé je tire un trait,
Sagesse prévient catastrophe.
Je ne vais à reculons,
Donc, il me reste l’évidence,
Le passé est liseron,
Plus accroché que l’innocence.
Mon action, libre elle n’est,
Il est des êtres pleins de charmes,
Qui jettent sur vous leurs rets,
Vous prennent vos mots pour le drame…
Ils suivent vos doux concerts,
Les escortent de doux arpèges,
Il s’ensuit un chœur pervers,
Aux sensations de maints pièges…
Laisser ses peurs, l’esprit pur,
Prendre l’horizon comme mire,
Vient la nuit, meure l’impur.
Reste l’essentiel, joies et rires !
Le sentier, lui, se poursuit,
Non, rien ne me stop, où que j’aille.
J’existe, plus rien ne nuit,
Chaque jour voit en mes entrailles,
Un éclat ensoleillé,
En milieu de paix reposante…
Je grandis émerveillé,
C’est l’allégresse renaissante !
plumedefou
|