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Mon corps bâti en tour de Pise,
Il s’arc-boute pour résister.
Ma vie passe comme une frise,
J’attends ma mort pour m’arracher.
De cet endroit où j’ai hantise.
Je dois partir, oui, m’en aller,
Ma chair ruinée n’a plus d’assise.
Se pose là, furtif, caché,
Le problème qui me divise.
Les épreuves, les maux causés,
Non à l’ego, mais sur l’emprise
De l’être entier bien condamné,
Oui funeste destin, où la méprise
Du premier couple a modifié
La création en insoumise…
Un jour viendra, le corps châtié
Je serai seul, posé en crise…
Mon humble être, vivra sommé
De ne jamais saisir à guise,
Le dos courbé, d’esprit blessé,
Un fruit talé, car c’est sottise,
Que de vouloir s’approprier
Le bien d’autrui sans la franchise
D’en demander et souhaiter
Une obtention qui autorise,
L’acte libre bien toléré !
La société, qu’on se le dise,
Nous amène l’adversité
Du grand Divin, car la méprise
De son dessein fait achopper !
plumedefou
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