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Je m'en suis allé seul à l'endroit où la source
Incline son trésor fait de mille rubis
Et berce le rêveur de ses doux friselis
En suivant le frisson de l'onde dans sa course
Je recherchais en moi la divine ressource
Parmi les clairs sous-bois, les ombrageux taillis
Le silence régnait jusqu'en l'écrin des nids
Cet honneur de la terre, au ciel, à la grande ourse
Me semblait un autel, miroir du firmament
S'il me fallait jouer la belle au bois dormant
J'aurais chu sur un dais, de foin et d'aubépine
Pour que s'éclaire l'heure au livre d'autrefois
Dans le jardin perdu des flamboyants émois
Du tout premier baiser, au pied de la glycine
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