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Oh, soirs bleus de juillet, oh, divins crépuscules
J'aime vous respirer quand le jour vient échoir
Aux robes des sous-bois, parmi les renoncules
Vous attisez sans fin, les parfums du terroir
Juste avant l'angélus, j'aime cette heure exquise
Quand le ciel au couchant épanche sa rougeur
Et que le vent se prend pour une douce brise
L'odeur blonde des blés devient une saveur
L'indicible silence envahit la campagne
Et gagne la maison de chaque paysan
Seul, quelque rossignol, que la source accompagne
Attendrissent la plaine en soupir émouvant
Après tant de chaleur assise à ma fenêtre
Je ceins mes yeux, de foin, de belles moissons d'or
Mon inspiration en ce soir va renaitre
Aux vagues de l'été mon cœur devient un port
J'ai si souvent rêvé, de prés et de feuillage
A l'écart des humains en plein cœur du Morvan
Pour écouter l'oiseau dont le beau babillage
Caresse la langueur de l'écrin verdoyant
Parfois quand sonne l'heure au clocher du village
Je rêve tendrement en goûtant l'air, encens
La riche poésie en mon âme fait rage
Et fait renaitre en moi le souffle du printemps
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