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Le berceau céleste vivait en noir profond,
De lui étincelaient des myriades d’étoiles,
Fusion d’activité en cet univers rond,
Aucune ne manquait, dans cette grande toile.
En la voûte tendue, j’ai voulu me saisir
De l’éclat sidéral, si immense en ce vide.
Ma main s’attarda, là, pour happer le plaisir,
Mes doigts rencontrèrent des univers splendides…
Alors j’ai déploré de n’avoir pu créer,
Dans ce grand écheveau, l’inouï, l’impossible,
Car rien ne reculait en cet irréel né,
Tout y était clameur, de ces chants bien audibles !
Je ne voulais me taire, alors sur parchemin,
Je voulus produire le tout à l’authentique,
Mais mes mots masquèrent l’élément serein,
Principe de l’aura sortant du pied crétique !
L’aurore me trouva abattu, miséreux,
De n’avoir transformé mes éloquences avides
En crédos bien réels. Réveille douloureux,
Le temps passe, affligé d’un fronton plein de rides…
Je suis las, dépouillé, ma vie montre sa chair,
Anéantissement d’une longue existence.
Mes blessures profondes affleurent les enfers,
Au point que mes frayeurs deviennent très intenses !
Mes cris outrepassant les bornes du néant,
Cet abime profond, là, ils s’y dépossèdent.
De leurs forces horribles, leurs effrois obsédants…
Puis revient le calme pareil à l’intermède.
Le feu de ma frayeur décrut pour n’être rien,
Laissant place à la joie d’une convalescence.
Un autre asile vint proposant son soutient,
Un ange passant là, un avis sain d’essence.
Il proclame des cieux vers les hommes flétris.
Il tient un olifant et un très bel article,
Le sceau du divin Dieu en bas du manuscrit,
Caution du bien-fondé dans tous les épicycles.
plumedefou
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