|
Dans cet obscur dédale où s'étalent mes songes,
Je l'ai vue au hasard, sans bruit, s'aventurer.
Elle qui sait les bleus d'un destin raturé
Et la plume fervente où mes regrets s'allongent.
Du haut de son silence, à l'affût de ma peur,
Quand le vide s'accroche à mes mots de poussière,
Elle observe, narquoise ignorant ma prière,
Pour mieux me retenir sous son œil prédateur.
Et j'ai beau me débattre en pourchassant l'orage,
Avec tout mon soleil et mon obstination,
Les deux bras suspendus à l' humble conviction,
Elle revient toujours comme un éclat de rage.
De la pâleur du soir, elle peint l'horizon,
Avec la dernière ombre, étreint la solitude.
Soumise, malgré moi, à sa triste attitude,
Je reste là éteinte au froid de sa prison.
Et tout ce qui fut dit s'habille d' indécence,
Alors qu'elle m'enlace et glisse dans mon sang
Par un dernier baiser trop amer et glaçant.
Sur mon cœur frissonnant, danse l'indifférence.
26/01/2017
|