|
Te souviens-tu de cet orage
Qui nous surprit un soir d’été ?
L’eau ruisselait sur ton visage,
Coulait dans ton décolleté.
Ta peau collait à ton corsage
Et me révélait ta beauté ;
Comment serai-je resté sage
Quand même un saint ne l’eût été ?
Crachant tous les feux du tonnerre,
Le ciel éructait sa colère ;
Tu grelottais. De peur. De froid.
Je t’ai doucement enlacée,
Et puis, je t’ai même embrassée…
J’étais alors si maladroit !
|